Broder sur lin: ce qu'il faut savoir avant de commencer
Le lin est le support que nous utilisons le plus à l'atelier, pour les tableaux comme pour les commandes sur mesure. C'est un tissu qui vieillit bien, qui tient les points sans se déformer, et qui a une texture naturelle qui met en valeur les fils. Mais il demande quelques précautions avant de commencer.
Préparer le lin avant de broder
Le lin rétrécit au lavage, parfois de façon significative. Si vous brodez sur un article qui sera lavé (serviettes, bavoirs, vêtements), lavez le tissu avant de commencer, à la température à laquelle vous le laverez ensuite. Sinon, votre broderie se plissera avec le tissu au passage en machine.
Pour les pièces encadrées qui ne seront pas lavées, ce n'est pas nécessaire. Mais il est utile de repasser le lin à la vapeur avant de le mettre en tambour, pour éliminer les faux plis qui fausseraient la tension.
La tension dans le tambour
Un lin bien tendu dans le tambour est la condition d'un point régulier. Le tissu doit être tendu comme un tambourin: ferme, sans être distendu. Si vous entendez un son sourd quand vous tapotez le tissu, c'est bien. Si le tissu se déforme quand vous posez l'aiguille, il est trop lâche.
Attention au lin à trame lâche: il se distend plus facilement que le lin serré. Pour ces tissus, nous utilisons un tambour avec une vis de serrage plutôt qu'un tambour à ressort.
Choisir la bonne aiguille
Sur du lin, nous utilisons des aiguilles à broder à pointe fine (pas à pointe ronde comme pour le canevas). La taille dépend du nombre de brins de fil: deux brins de coton mouliné, une aiguille n°7 ou n°8. Quatre brins, une aiguille n°5 ou n°6. La règle générale: le fil doit passer dans le chas sans forcer, mais sans flotter non plus.
Le lin pardonne moins les erreurs que le coton aïda, mais il donne des résultats beaucoup plus beaux sur les pièces finies. Avec un peu de préparation, c'est un support très agréable à travailler.